Feeds:
Articles
Commentaires

Bienvenue !

Bienvenue sur le site d’accompagnement du projet de centrale électrique porté par Direct Energie sur le territoire de la commune de Verberie et de la Communauté de Communes de la Basse Automne (CCBA)


Le projet de centrale électrique

Direct Energie, un industriel responsable

Depuis sa création en 2003, le groupe Direct Energie se développe sur le marché français de l’électricité, en proposant des offres alternatives de fournitures d’électricité aux professionnels et, depuis 2007, aux particuliers.

Le groupe  investit aujourd’hui dans la production propre d’électricité. Pour cela, Direct Energie, qui exploite déjà des centrales hydro-électriques en France, développe des infrastructures de production d’électricité modernes et respectueuses de l’environnement.

Le site de Verberie dans l’Oise a été choisi pour construire la centrale au gaz naturel (CGN) de Direct Energie, et des démarches administratives sont en cours auprès de la Mairie de Verberie et de la Préfecture de l’Oise.

L’implantation de ce projet fait l’objet d’une concertation élargie menée dans un périmètre large, dans la volonté de Réussir Ensemble une centrale sur le territoire de la CCBA.

Une centrale utile au système électrique français

Le projet de Verberie vient en complément de la production énergétique nucléaire française et répond à la hausse prévisible de la consommation d’électricité et au nécessaire renouvellement des centrales électriques en voie d’obsolescence. Il est donc nécessaire pour sécuriser l’alimentation électrique du territoire français.

La technologie retenue de Centrale au Gaz Naturel (CGN) est moderne et respectueuse de l’environnement. Parmi les centrales thermiques utilisant des combustibles fossiles, la CGN est celle qui a le plus haut rendement énergétique et qui engendre le moins de pollution.

Des impacts environnementaux maitrisés

Comme tout projet industriel de ce type, la Centrale au Gaz Naturel doit, dans un souci de protection de l’environnement, faire l’objet d’une autorisation préfectorale préalablement à sa mise en service. A ce titre, la CGN est concernée par la législation relative aux Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE).

Une CGN est bien plus propre que les autres moyens de production d’électricité à flamme, utilisant le fioul et le charbon, et bien moins impactant pour le paysage qu’une centrale nucléaire.

Une réflexion d’envergure est actuellement menée au sujet des continuités écologiques à l’échelle intercommunale afin de proposer des mesures d’accompagnement concrètes pour favoriser leur fonctionnement global.

Réussir Ensemble : Une démarche exemplaire pour s’intégrer au mieux dans le territoire local

Concertation et information en amont des procédures réglementaires

La volonté de Direct Energie est de réussir de manière exemplaire son implantation sur le territoire de la CCBA, d’être identifié comme un partenaire respectueux et durable pour les élus et la population, et de faire école pour les autres constructions à venir.

En amont des procédures réglementaires, les promoteurs du projet ont ainsi souhaité associer toutes les bonnes volontés locales (élus, associatifs, particuliers,…) pour prendre en compte au maximum les caractéristiques du territoire de la Communauté de Communes de Basse Automne (CCBA), et permettre aux populations locales de saisir les opportunités liées au projet.

Le projet « Réussir ensemble une centrale en Basse-Automne » a été constitué pour permettra aux habitants de saisir toutes les opportunités de ce projet. Dans ce cadre, des permanences,  des réunions d’information et des groupes de travail thématiques avec des élus, des associations, des acteurs économiques et des particuliers ont été organisés.

Des bénéfices pour tous

Le projet collectif « Réussir Ensemble » permet aux habitants de saisir toutes les opportunités offertes par l’implantation de la centrale électrique. Il permet à des groupes de travail regroupant des élus, des habitants et des professionnels de la région pour optimiser les bénéfices apportés localement par l’arrivée de cette activité nouvelle.

Ce site présente des comptes-rendus des différentes réunions et propositions formulées dans différents domaines intéressés par le projet de centrale électrique : emplois directs et indirects, espaces naturels, retombées économiques pour les commerçants, ressources fiscales, ou encore intégration paysagère.

La CCBA prend un coup d’avance en matière d’environnement : elle lance une redevance écologique pour les ordures ménagères dès janvier 2011.

Dans cet article publié par Oise Hebdo le 16 juin, Pascaline Lamy et Patrick Floury, respectivement Directrice Générale des Services et Président de la CCBA, expliquent le lancement d’un nouveau système de collecte des déchets et d’une nouvelle tarification. Cette innovation, qui sera rendue obligatoire par la loi sur le Grenelle de l’Environnement d’ici 5 ans,  permettra d’inciter les habitants à réduire leurs déchets. Cela positionne la communauté de communes en précurseur de cette démarche environnementale, et prouve à ceux qui en doutaient encore que la CCBA a une véritable conscience écologique…

Une redevance écologique pour les ordures ménagères

A partir du 1er janvier 2010, les habitants de la communauté de communes de la Basse-Automne (CCBA), regroupant Verberie, Béthisy-Saint-Martin, Béthisy-Saint-Pierre, Néry, Saintines et Saint-Vaast-de-Longmont, devront changer leurs habitudes au moment de jeter leurs ordures ménagères. En effet, ils se verront appliquer un nouveau système de collecte et une nouvelle tarification : la redevance incitative. Derrière ce jargon technique, se cache en fait un principe très simple : réduire ses déchets pour moins polluer et moins dépenser. Cette nouvelle forme de collecte a été instaurée en prévision de la loi sur le Grenelle de l’environnement rendant obligatoire la mise en place d’une part incitative dans la tarification de la collecte des déchets d’ici cinq ans. Patrick Floury, président de la CCBA, et Pascaline Lamy, directrice générale des services, expliquent ce qui va concrètement changer pour les administrés.

MIEUX TRIER SES DÉCHETS
La redevance incitative s’applique à ce qui reste dans la poubelle après le tri sélectif existant déjà dans la communauté de communes. « Le tri sélectif comme nous l’appliquons déjà aujourd’hui avec les verres, emballages, cartons, papiers journaux et autres déchets recyclables, continuera. En fait, la redevance incitative s’applique aux ordures ménagères résiduelles, donc tout ce qui se trouve dans la poubelle. Le but est de mieux trier pour jeter le moins possible de déchets. Cela a pour conséquence principale pour les ménages de réduire leurs factures d’ordures ménagères», explique le président de la CCBA Patrick Floury.

PART VARIABLE, PART FIXE
Désormais, les administrés auront deux parts à payer. L’une fixe, correspondant à l’abonnement au service, l’autre variable correspondant à la production réelle de déchets d’un foyer. « Le but du jeu est de produire moins de déchets pour dépenser moins et ainsi mieux respecter l’environnement», souligne Pascaline Lamy. Mais comment faire pour les familles nombreuses ? «Il faut que les gens se responsabilisent, tranche Patrick Floury. Certaines personnes jettent parfois des gravats, des déchets verts ou autres qui n’ont rien à faire dans les poubelles. Chaque habitation produit en moyenne 350 tonnes par an. Le but est de diviser ce chiffre par trois.”

AU POIDS ET NON AU VOLUME
Pour des raisons assez complexes, la CCBA a choisi la collecte au poids et non au volume comme cela peut être pratiqué dans d’autres communautés de communes (aire cantilienne). « Nous avons préféré cette formule à celle au volume beaucoup plus contraignante. C’est aussi un système beaucoup plus juste. Le poids c’est indiscutable », affirme Patrick Floury.

UN BAC À PUCE
Au deuxième semestre, chaque foyer recevra un bac équipé d’une puce électronique et d’une clef. Les camions-bennes équipés d’un système électronique pourront lire ces puces et ainsi calculer le poids exact du contenu du bac. Ces données sont ensuite transmises à un système informatique. “Le système de pesée est infaillible. Les foyers recevront deux factures par an qui correspondront exactement à leur production de déchets.”
Pour ne pas prendre les gens au dépourvu, la CCBA a décidé de faire deux facturations “à blanc” à la fin de l’année avant la mise en œuvre véritable au 1er janvier 2011.  » Les gens sauront ainsi exactement combien ils auront à payer pour leurs déchets et ce qu’ils peuvent faire pour les réduire. »

QUI EST CONCERNÉ
Tout le monde ! Entreprises et particuliers. Mais le président de la CCBA reconnaît que ce sera plus difficile à appliquer dans les logements collectifs verticaux. «Nous instaurons un système de pesée par cages d’escalier. Mais ce sera beaucoup moins juste que pour les pavillons ou maisons individuelles. A la communauté de communes de la Basse Automne, nous avons majoritairement des zones pavillonnaires et maisons de village. ll est vrai que ce type de redevance ! est beaucoup plus facile à appliquer dans des zones rurales ou péri-urbaine que dans les grandes villes avec des immeubles.»

ECONOMIE
Ecologique, cette redevance est aussi et sur tout économique. «Aujourd’hui, les ordures ménagères coûtent 1,1 millions d’euros pour la communauté de communes. Le prix de l’incinération est de 100 euros la tonne. Selon nos prévisions, la redevance incitative permettrait de réduire cette somme de 280 000 euros. C’est une économie non négligeable qui au final est repartie sur tous les contribuables », souligne Patrick Floury.

PRÉCURSEUR
Le président de la CCBA n’est pas peu fier que sa communauté de communes est précurseur dans ce domaine.  » En Picardie, nous sommes les premiers à appliquer cette redevance incitative au poids. Il y a d’autres communautés de communes, en Alsace et en Belgique, qui pratiquent déjà ce système avec beaucoup de succès. C’est de toute façon une obligation du Grenelle de l’environnement. Dans cinq ans, tout le monde devra passer à un système de collecte incitatif », souligne l’élu avant de faire un «rêve». «Je souhaiterais mettre en place un système de collecte par aspiration. Cela existe déjà dans quelques villes. Les personnes jettent leurs déchets dans des vide-ordures qui sont aspirés par de gros tuyaux directement vers l’incinérateur. » Et ce n’est pas de la science fiction !

L.L.

Oise Hebdo – 16.06.2010

Les opposants au projet de centrale enfin contraints à respecter le code de l’environnement

Depuis plusieurs mois déjà, des panneaux publicitaires installés illégalement par l’association Pas de Centrale en Basse Automne et ayant vocation à terroriser la population de la CCBA trônent aux abords de Verberie.

En ce début de mois de mai, le maire de Verberie, Patrick Floury a décidé de mettre fin à cela en sommant l’association de retirer les panneaux sous peine de les poursuivre en justice. L’association a obtempéré malgré elle mais prévoit de disposer ses panneaux ailleurs… Pourtant, ce genre de stratagème bafoue largement le code de l’environnement, dont Pas de Centrale se targue d’être le plus fervent défenseur !

Source Courrier Picard

L’instrumentalisation du biocorridor profite-t-elle véritablement à l’environnement ?

Le 15 avril dernier, le conseil municipal de Senlis s’est prononcé en majorité contre le projet de centrale thermique à Verberie. C’est ce que souligne Le Courrier Picard dans l’article ci-dessous daté du 16 avril. Les raisons de ce vote ? Le conseil évoque entre autres la préservation de l’environnement  et le biocorridor de la zone concernée. Raisons somme toute classiques, mais peu cohérentes si l’on se projette il y a tout juste un an en arrière.

C’est en effet en avril 2009 que Senlis a eu l’autorisation du tribunal d’Amiens de réviser son plan d’occupation des sols pour construire une aire d’accueil de gens du voyage (voir l’article du Parisien datant du 20 avril 2009). Cette aire d’accueil venaient directement menacer le biocorridor situé entre Avilly-Saint-Léonard et Senlis, qui à l’époque ne semblait pas se préoccuper outre mesure de corridor écologique ou de préservation de l’environnement, malgré les alertes et les recours des associations environnementales…

Ce genre d’incohérence pose une question : la préservation de l’environnement n’est-elle pas utilisée à toutes les sauces par l’opposition et uniquement lorsque cela va dans le sens de ses choix et de ses propres intérêts ?

Nous tenons à rappeler que le bon fonctionnement du biocorridor a été une préoccupation majeure du projet de centrale à Verberie dès le début de la concertation. Direct Energie a par exemple été à l’origine du retrait des grillages qui entravaient le passage à faune au niveau de la ligne TGV. Ces grillages étaient présents depuis plus de 15 ans, sans que personne ne s’en soit préoccupé auparavant…

Senlis – Le Parisien – 20.04.2009

Le tribunal ne sauve pas le biocorridor

Trois ans de patience avaient été nécessaires à la Société des amis des forêts d’Halatte, Ermenonville et Domaine de Chantilly (Safhec) pour que soit examiné son recours contre la révision du plan d’occupation des sols de Senlis. Il n’aura fallu qu’à peine un mois pour que le jugement soit rendu, mais il n’est pas à la hauteur des attentes des défenseurs de la nature.

Leur requête, qui visait à la protection d’un biocorridor menacé par l’emplacement choisi pour l’aire d’accueil des gens du voyage, a été rejetée par le tribunal administratif d’Amiens. « Nous sommes déçus, d’autant que le commissaire du gouvernement  nous avait donné raison dans les débats, regrette Bruno Quignot, président  de la Safhec. Nous regrettons que le parc naturel régional (PNR) n’ait pas émis un avis plus tranché dans son rapport car cela aurait sûrement fait pencher la balance en notre faveur. »

Menacé par la future aire d’accueil des nomades

Un regret d’autant plus vif que l’argumentation des amoureux de la forêt s’appuyait largement sur la charte constitutive du PNR. Un document qui fixe la préservation des biocorridors, les points de passage des grands animaux, comme l’une des priorités sur le périmètre du parc. Or, pour les bénévoles de la Safhec, le biocorridor situé entre Avilly-Saint-Léonard et Senlis se trouvera menacé par la future aire d’accueil des gens du voyage, qui doit s’établir sur le site de l’ancien terrain de motocross, en contrebas du quartier de Villevert. Une zone intermédiaire entre les forêts d’Halatte et de Chantilly, empruntée par les cerfs, biches, chevreuils ou sangliers pour passer d’un massif forestier à l’autre. La juridiction administrative n’a pas considéré que ce futur pôle d’accueil constituait une menace pour les grands animaux de la faune du sud de l’Oise. « Nous n’avons pas encore décidé si nous faisions appel ou pas, souligne Bruno Quignot. Ce serait une lourde charge financière pour notre association. Nous souhaitons rencontrer le maire de Senlis pour évoquer la situation. Nous veillerons en tout cas à ce que soit au moins reconstituée une zone de tranquillité pour les grands animaux. »

Senlis – Le Courrier Picard – 16.04.10

Unanime contre la centrale thermique de Verberie

Le vote de principe contre le projet d’implantation d’une centrale thermique à Verberie, lors du dernier conseil municipal, ne changera rien alors que le vote du budget a été rejeté.

La ville de Senlis entre dans une zone de turbulences. Les investissements pourtant indispensables en matière de voirie, d’équipements scolaires, sociaux culturels ou sportifs risquent d’être compromis.

De même, selon certains échos, pour les subventions aux associations. Sur ce dernier point, François Drouin, conseiller municipal, lui aussi dissident, se veut pourtant rassurant : « Les subventions seront versées, peut-être avec un peu de retard… » Un propos qui justement ne rassure pas les responsables d’associations, pour lesquels deux ou trois mois de décalage peuvent remettre en cause leur fonctionnement.

La soirée ne fut donc pas un long fleuve tranquille pour Jean-Christophe Canter et son dernier carré de fidèles. Le vote à bulletin secret ne devait rien changer à l’affaire et le maire de Senlis ne pouvait que constater et déplorer sa mise en minorité sur presque tous les sujets inscrits à l’ordre du jour, dont notamment le budget primitif.

Incompatibilité avec le Grenelle de l’environnement

En fin de soirée et à l’issue d’un conseil à couteaux tirés, on aurait pu parler enfin d’union sacrée (ou presque). Certes, Pascale Mathiault et Isabelle Renaud Holin ne prendront pas par au vote. Certes, Daniel Compiègne, au nombre des fidèles du maire, se réfugiera dans l’abstention. Il reste que la majorité du conseil municipal, cette fois, se prononcera contre le projet d’implantation d’une centrale thermique à Verberie, sur les plateaux agricoles.

Un vote de principe pour le moins surprenant en conseil municipal de Senlis. Sauf à considérer les éléments produits par Jean-Christophe Canter, qui s’inscrivent bien au-delà des frontières [RC]communales. Il s’agit notamment de la préservation de l’environnement, de la dimension écologique de la zone concernée (plateau agricole et corridor écologique), de la qualité de l’air (rejets de CO2) et de l’incompatibilité du projet avec les dispositions du Grenelle de l’environnement. D’ici à ce que le conseil municipal de Verberie se prononce sur l’opportunité de l’implantation à Senlis de l’aire d’accueil des gens du voyage en plein corridor écologique…

Pas sûr en tout cas que le quasi consensus final sur la centrale de Verberie suffise à rassurer le maire de Senlis quant à l’avenir serein des conseils municipaux.

Les emplois dans l’industrie et la construction toujours mis à mal en Picardie

Cet  article du Courrier Picard du 12 avril annonce pour la Picardie en 2009 une perte 16 200 emplois, dont 7 200 seulement pour l’Oise. Ce sont les secteurs de l’industrie et de la construction, concernés par l’activité de la centrale, qui sont les plus menacés. Ces informations viennent confirmer les avantages évidents que peuvent apporter le projet de Direct Energie au territoire qui l’accueille…

Le courrier Picard – 12.04.2010

16 200 emplois dans le privé perdus en Picardie en 2009

À la fin de l’année dernière, la région comptait 421 300 salariés travaillant dans le secteur privé. C’est 16 200 de moins en un an : en effet. en 2009, l’Oise a vu disparaître 7 200 emplois, la Somme 5 200 et l’Aisne 3 800. C’est l’observatoire économique trimestriel des Urssaf de Picardie qui fournit ces indications dans sa dernière livraison : elle constate que si la dégradation de l’emploi salarié se poursuit, c’est à un rythme moins soutenu que les trimestres précédents. Ce sont les bassins d’emploi d’Amiens et du Sud Oise qui comptabilisent les plus grosses pertes (respectivement 2 400 et 3 700 salariés). En un an, la masse salariale versée en Picardie par les entreprises privées a diminué de 2,8 %.

la crise industrielle dure

L’industrie et la construction sont les deux secteurs qui continuent à connaître les plus grosses difficultés. 9 900 postes dans l’industrie ont disparu en un an dans la région. Même l’emploi dans le tertiaire ralentit, en particulier dans l’hôtellerie-restauration. le commerce, qui représente un quart des effectifs dans ce secteur, subit des pertes moins marquées. les activités financières, d’assurance et immobilières, continuent à se dégrader. Même les très petites entreprises, jusqu’alors relativement épargnées, ressentent désormais les effets de la crise : celles employant moins de neuf salariés ont vu fondre leurs effectifs de 0,4 % en 2009. Mais ce sont les très grosses entreprises qui continuent à
perdre leurs emplois (7 500 l’an dernier pour celles de plus de 2000 salariés). Dans ce sombre tableau, un secteur s’en sort plutôt bien, celui de la santé et du social. Il résiste à la crise avec une création nette de 1 400 postes. Dans ce contexte morose, un indicateur est cependant positif : les intentions d’embauches, mais elles ne concernent que les COD et surtout ceux de courte durée. Et encore, tous les secteurs ne sont pas concernés elles augmentent dans le tertiaire et diminuent dans l’industrie et la construction. En revanche, il n’y a pratiquement aucune perspective d’embauches en COI.

Xavier Caïtucoli, PDG de Direct Energie : « Cette décision n’est pas une surprise »

Alors que les opposants se réjouissent de la suspension du PLU et annoncent de manière fortement prématurée la fin du projet, Réussir Ensemble tient à réaffirmer que le projet est loin d’être enterré. Cette interview du PDG de Direct Energie, Xavier Caitucoli, va dans ce sens : cette décision n’est pas une surprise et ne doit pas décourager les gens qui croient en ce projet !

Si les anti-centrale crient victoire, suite à la décision du tribunal administratif d’Amiens suspendant la délibération du conseil municipal de Verberie modifiant le Plan local d’urbanisme, Xavier Caïtucoli, PDG de Direct Energie, porteur du projet, est loin de s’avouer vaincu. Joint la semaine dernière par téléphone, le dirigeant s’est ainsi montré plutôt confiant pour l’avenir malgré cet épisode judiciaire. « Cette décision (du tribunal) ne constitue pas une surprise. Le commissaire-enquêteur ayant rendu un avis défavorable avec réserve sur la modification du Plu (plan local d’urbanisme), il est courant que le juge aille alors dans ce sens. C’est un jugement en référé qui a seulement suspendu l’exécution de la délibération mais qui ne l’a pas annulée. Rien ne préjuge de la décision finale du tribunal », précise-t-il. Ne voulant pas prêter le flanc à la polémique, le PDG a réaffirmé que son projet de centrale prenait en compte les paramètres environnementaux et notamment le biocorridor. «Cela a été reconnu par de nombreux experts», affirme-t-il sans pouvoir tous les citer.

Oise Hebdo – 24/03/2010 – Ludovic Lascombe

Patrick Floury, maire de Verberie « Oui à la centrale »

Malgré le revers infligé par le tribunal administratif d’Amiens, suspendant la délibération du conseil municipal de Verberie du 19 octobre 2009 (Oise Hebdo n° 836), le maire de Verberie Patrick Floury (proche de l’UMP) ne regrette rien. Mieux : il persiste et signe. Le premier magistrat soutient le projet de centrale électrique à gaz “sans regret” et “en toute conscience”.
Sortant de son long mutisme sur ce dossier épineux, le maire de Verberie a accepté de répondre aux questions d’Oise Hebdo. Il revient sur les raisons de ce projet de centrale porté par Direct Energie, cite Claude Allègre et même Galilée (!), et ne mâche pas ses mots contre ses adversaires. Interview.

Oise Hebdo : Le tribunal administratif a suspendu le 8 mars votre délibération modifiant le Plan local d’urbanisme. Ne craignez-vous pas que cela donne un coup de frein voire d’arrêt à votre projet de centrale ?
Patrick Floury : Non pas du tout. Cette décision du tribunal est tout à fait logique. Il ne pouvait pas en être autrement en attendant le jugement définitif sur le fond et sur la forme. Tout cela était prévu. Il y a toujours eu des recours contre les grands projets. Nous l’avions bien intégré dans notre démarche quand nous avons voté cette délibération.

Mais avec cette suspension et quatre recours (Pas de Centrale, ROSO, Parc naturel régional Oise Pays de France, Préfecture) contre vous, n’êtes-vous pas inquiet ?
Patrick Floury : Je n’ai aucune inquiétude, La même situation s’est produite il y a quelques années lorsque j’ai voulu créer la zone industrielle. Aujourd’hui, elle se porte très bien. C’est dans la méthode du ROSO (Regroupement des organismes de sauvegarde de l’Oise) et de ces associations environnementalistes de faire fuir les entreprises. Elles ont déjà réussi quand j’ai voulu faire venir IKéa ou Unilever qui auraient permis d’apporter 600 emplois. Contrairement à mes détracteurs, je me soucie de l’emploi dans notre région qui est déjà trop sinistrée. Direct Energie ça représente 800 à 1 000 emplois les deux premières années de construction puis une centaine d’emplois sur le site. C’est aussi 12 millions d’euros de taxe professionnelle qui lors de sa disparition sera entièrement compensée. C’est cela qui me motive.

Ne comprenez-vous pas la crainte des opposants à la centrale concernant l’environnement et le biocorridor en particulier ?
Patrick Floury : Il n’y a pas de biocorridor. C’est un espace de continuité de 700 mètres de large. Il est bien plus important que le corridor écologique de Roberval passant sous l’autoroute faisant seulement 20 mètres. Je pense que les animaux ne sont pas assez bêtes pour aller buter contre la centrale. Concernant les critiques sur les rejets atmosphériques, je fais confiance aux services de l’État. Ces centrales répondent à un besoin énergétique en France et ne sont aucunement comparables aux centrales thermiques particulièrement polluantes.

Les têtes de listes des principaux partis politiques (dont l’UMP) pour les régionales se sont prononcées contre le projet de centrale, sans compter les maires de communes voisines comme Pont-Sainte-Maxence. Vous ne vous sentez pas un peu seul parfois ?
Patrick Floury : Si les politiques veulent caresser les Verts dans le sens du poil pour les régionales, c’est leur problème.
Personnellement, je n’ai jamais rien fait par électoralisme et je défends ce projet en mon âme et conscience. Claude Allègre a eu raison sur les plaques tectoniques alors qu’il était seul contre 300 scientifiques.
Galilée était aussi seul… Mais je ne me prends pas pour eux. De plus, je ne me sens pas du tout isolé. Je ne suis pas seul avec deux ou trois élus comme certains cherchent à me caricaturer. Le président de l’Agglomération de la région de Compiègne (ARC), le sénateur-maire Philippe Marini (UMP) m’a apporté clairement son soutien. La plupart des maires des communes de la communauté de communes de ta Vallée de la Basse Automne (CCVBA) sont aussi avec moi.

Pourquoi avoir gardé secret ce projet de centrale jusqu’au lendemain des élections municipales ?

Patrick Floury : Cet argument est totalement irrecevable ! La décision d’accueillir Direct Energie avait été validée par la CCVBA dont le maire de Saint Vaast-Longmont (aujourd’hui opposante déclarée au projet) avant les élections municipales. Elle avait même été affichée sur les panneaux publics du siège de l’intercommunalité à Saintines. Il n’y a donc pas eu de secret ! Ce qui n’était pas décidé à l’époque c’est le site où s’installerait Direct Energie. Plusieurs emplacements étaient envisagés sur tout le territoire. Ce n’est qu’en juin 2008, après les élections municipales, que Direct Energie a choisi le site de Verberie.

Même si vous vous estimez confiant, ne craignez-vous pas que ce dossier soit lourd à porter aux prochaines élections si vous
vous représentez ?

Patrick Floury : Non et ce n’est pas cela qui me préoccupe pour le moment. Je constate seulement que la candidate sur la liste du Modem aux régionales Odile Arnould (par ailleurs adversaire de Patrick Floury aux dernières municipales, Ndlr) a recueilli à Verberie 55 voix sur 2 550 lors du 1er tour : Pour quelqu’un qui s’était affiché sur les tracts comme “anti-centrale”, c’est un véritable succès ! Maintenant j’attends que la justice fasse son travail et nous respecterons la décision. Il n’est pas question de passer en force. Concenant mon avenir personnel, il est prématuré de dire quoi que ce soit.

Propos recueillis par Ludovic Lascombe – Oise Hebdo 17 mars 2010